Dépression pendant la période d’essai : que faire ?

La période d’essai constitue une phase cruciale dans toute relation de travail, permettant à l’employeur et au salarié d’évaluer mutuellement leurs attentes. Cependant, cette période peut générer un stress considérable et déclencher des épisodes dépressifs chez certains salariés. En France, près de 19% des CDI sont rompus durant la période d’essai, selon les données de la DARES, et une part significative de ces ruptures trouve son origine dans des problèmes de santé mentale non diagnostiqués ou mal pris en charge. La dépression en milieu professionnel représente aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, touchant environ 8% de la population active française. Cette situation soulève des questions juridiques complexes concernant les droits des salariés, les obligations des employeurs et les recours disponibles.

Cadre juridique de la période d’essai et protection des salariés en situation de vulnérabilité psychologique

Le droit français offre une protection substantielle aux salariés souffrant de troubles psychiques, même pendant la période d’essai. Cette protection s’articule autour de plusieurs textes législatifs et réglementaires qui établissent un cadre juridique précis pour prévenir les discriminations et garantir l’égalité de traitement.

Article L1221-20 du code du travail et durées maximales selon les conventions collectives

L’article L1221-20 du Code du travail fixe les durées maximales de la période d’essai : deux mois pour les ouvriers et employés, trois mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et quatre mois pour les cadres. Ces durées peuvent être prolongées d’une fois leur durée initiale si la convention collective le prévoit. Toutefois, un arrêt maladie pour dépression suspend automatiquement la période d’essai et la prolonge d’autant. Cette règle protège le salarié contre une rupture précipitée due à son état de santé.

Les conventions collectives peuvent prévoir des dispositions plus favorables, notamment en matière d’accompagnement des salariés en difficulté psychologique. Certaines branches professionnelles ont intégré des clauses spécifiques concernant la prise en charge des risques psychosociaux dès la période d’essai, incluant des dispositifs d’alerte précoce et d’accompagnement personnalisé.

Discrimination fondée sur l’état de santé mentale selon l’article L1132-1

L’article L1132-1 du Code du travail prohibe expressément toute discrimination fondée sur l’état de santé ou le handicap, y compris psychique. Cette interdiction s’applique pleinement pendant la période d’essai. Un employeur ne peut donc pas rompre une période d’essai au motif de la dépression du salarié, sous peine de sanctions civiles et pénales.

La jurisprudence a précisé que même des motifs apparemment neutres peuvent constituer une discrimination indirecte s’ils affectent disproportionnellement les personnes souffrant de troubles psychiques. Par exemple, l’exigence d’une disponibilité permanente ou l’impossibilité de bénéficier d’aménagements d’horaires peuvent être considérées comme discriminatoires si elles ne sont pas justifiées par la nature du poste.

Obligation d’adaptation du poste de travail pour les travailleurs handicapés psychiques

L’article L5213-6 du Code du travail impose aux employeurs une obligation d’aménagement raisonnable pour les travailleurs handicapés, incluant ceux souffrant de handicap psychique. Cette obligation s’applique dès la période d

travail, dès lors que l’employeur a connaissance de la situation ou que le salarié bénéficie d’une reconnaissance officielle (par exemple une RQTH, voir plus bas). Concrètement, cela peut passer par un aménagement du temps de travail, une réduction de la charge, une organisation différente des tâches ou encore un passage ponctuel en télétravail. Le refus injustifié d’aménager le poste peut être assimilé à une discrimination fondée sur le handicap psychique.

Pour que cette obligation d’aménagement raisonnable joue pleinement, il est souvent nécessaire de formaliser la situation par écrit (échanges avec le médecin du travail, courrier du salarié, décisions RH). Pendant la période d’essai, beaucoup de salariés hésitent à demander ces adaptations par peur de “faire mauvaise impression”. Pourtant, une démarche transparente, appuyée par un avis médical, permet souvent de sécuriser la relation de travail et de prévenir la rupture anticipée liée à la dépression.

Jurisprudence de la cour de cassation sur les licenciements abusifs liés à la dépression

La Cour de cassation a, à plusieurs reprises, rappelé qu’un licenciement (ou une rupture de période d’essai) fondé, même partiellement, sur l’état de santé psychique du salarié est nul car discriminatoire. Dans un arrêt du 3 février 2010, par exemple, la Haute juridiction a sanctionné un employeur qui avait rompu la période d’essai en raison d’arrêts maladie répétés liés à un épisode dépressif. La cour a estimé que la “fragilité psychologique” invoquée ne constituait pas un motif objectif et étranger à toute discrimination.

D’autres décisions ont également souligné que l’employeur ne peut se contenter d’invoquer un “manque d’adaptation” ou une “insuffisance professionnelle” sans éléments concrets, surtout lorsque la rupture intervient immédiatement après la révélation d’une dépression ou la transmission d’un arrêt maladie. En cas de contentieux devant le conseil de prud’hommes, les juges vont examiner de près la chronologie des faits, les échanges de mails, les entretiens, et vérifier si le motif réel n’est pas lié à la santé mentale du salarié. Si c’est le cas, le salarié peut obtenir la nullité de la rupture, une indemnisation renforcée et, dans certaines hypothèses, sa réintégration.

Reconnaissance médicale et administrative de la dépression en milieu professionnel

Pour faire valoir ses droits pendant une période d’essai marquée par une dépression, il est essentiel de s’appuyer sur une reconnaissance médicale claire. Sans diagnostic formalisé ni arrêt de travail, il est beaucoup plus difficile de démontrer le lien entre la dépression et la situation professionnelle, ou de mobiliser les dispositifs de protection prévus par le droit du travail et la Sécurité sociale.

Critères diagnostiques DSM-5 et CIM-11 pour les épisodes dépressifs majeurs

Sur le plan médical, la dépression n’est pas une simple “baisse de moral”. Les classifications internationales (DSM-5 et CIM-11) définissent l’épisode dépressif majeur à partir d’un ensemble de critères précis : tristesse intense et durable, perte d’intérêt pour les activités habituellement plaisantes, fatigue marquée, troubles du sommeil, difficultés de concentration, sentiments de dévalorisation ou de culpabilité excessive, parfois pensées suicidaires. Ces symptômes doivent persister au moins deux semaines et altérer significativement le fonctionnement social ou professionnel.

Dans le cadre de la période d’essai, ces troubles peuvent se traduire par une incapacité à se concentrer sur les nouvelles missions, un épuisement extrême à la fin de la journée, des erreurs inhabituelles ou encore un retrait social vis‑à‑vis de l’équipe. Seul un médecin (médecin traitant, psychiatre) est habilité à poser le diagnostic et, le cas échéant, à prescrire un arrêt de travail. Pour vous protéger, il est donc important de consulter dès les premiers signes d’alerte plutôt que d’attendre l’effondrement complet.

Procédure de déclaration CPAM pour maladie professionnelle ou accident du travail

La dépression survenant pendant une période d’essai peut être liée au travail (pression excessive, harcèlement moral, surcharge, conflits de valeurs…). Dans certains cas, elle peut être déclarée comme accident du travail (AT) ou maladie professionnelle (MP). L’accident du travail suppose un événement précis, daté, survenu par le fait ou à l’occasion du travail (par exemple, une crise de larmes aiguë sur le lieu de travail, faisant suite à un entretien particulièrement violent). Votre médecin établit alors un certificat médical initial en cochant la case “accident du travail”, et vous ou l’employeur devez faire une déclaration auprès de la CPAM dans les 48 heures.

La maladie professionnelle, quant à elle, vise des pathologies liées de manière plus diffuse et prolongée au travail. Pour la dépression, il n’existe pas encore de tableau de maladie professionnelle spécifique, mais une reconnaissance “hors tableau” est possible via le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP), à condition de démontrer un lien direct et essentiel avec l’activité professionnelle et un taux d’incapacité permanente d’au moins 25 %. Cette procédure est plus lourde et longue, mais elle peut être pertinente en cas de burn‑out sévère ou de harcèlement avéré.

Évaluation par le médecin du travail et aménagements selon l’article R4624-3

Le médecin du travail joue un rôle central pour les salariés en période d’essai confrontés à une dépression. L’article R4624‑3 du Code du travail lui confie une mission de prévention et de maintien dans l’emploi. Vous pouvez demander à le rencontrer à tout moment, même pendant un arrêt maladie, dans le cadre d’une visite de pré‑reprise ou d’une visite à votre initiative. L’employeur n’a pas à connaître les détails médicaux, le secret professionnel est strict.

Au terme de cette évaluation, le médecin du travail peut proposer des aménagements de poste (horaires adaptés, réduction de certaines tâches stressantes, modification de l’organisation du travail), recommander un télétravail partiel, ou encore suggérer une mutation interne lorsque le contexte d’une équipe est délétère. Ses préconisations ne s’imposent pas juridiquement à l’employeur, mais ce dernier doit les examiner de bonne foi et justifier tout refus. En cas de litige, le fait que des préconisations n’aient pas été suivies peut peser lourdement dans l’appréciation de la responsabilité de l’employeur.

Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) auprès de la MDPH

Lorsque la dépression est sévère ou récurrente, il peut être utile de solliciter une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Cette démarche est possible même pendant une période d’essai, mais ses effets se feront surtout sentir sur le moyen terme : accès prioritaire à certains dispositifs d’insertion, possibilité d’aménagements renforcés, aides pour l’employeur, accompagnement par le réseau Cap Emploi.

La procédure implique de remplir un dossier, joint à un certificat médical détaillé, puis d’attendre la décision de la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). La RQTH n’est pas une étiquette définitive : elle est accordée pour une durée limitée (souvent 1 à 5 ans) et peut être renouvelée ou non selon l’évolution de votre état. Sur le plan juridique, elle renforce l’obligation d’aménagement raisonnable de l’employeur et peut constituer un argument de poids si vous estimez avoir été écarté ou discriminé en raison de votre trouble psychique.

Stratégies de communication avec l’employeur et négociation d’aménagements

Face à une dépression pendant la période d’essai, beaucoup de salariés se demandent : “Dois‑je en parler ? À qui ? Et comment, sans mettre en péril mon emploi ?”. Il n’existe pas de réponse unique, mais certaines stratégies de communication permettent de protéger à la fois votre santé mentale et vos droits, tout en maintenant un dialogue constructif avec l’entreprise.

Rédaction d’un courrier recommandé avec accusé de réception pour signalement

Lorsque la situation devient trop lourde (pression, remarques dévalorisantes, surcharge de travail), ou lorsque vous estimez que votre dépression est liée à l’organisation du travail, il peut être pertinent de formaliser les choses par écrit. Un courrier recommandé avec accusé de réception adressé à l’employeur (ou au service RH) permet de dater vos alertes et de décrire, de manière factuelle, les difficultés rencontrées : contexte, symptômes, impact sur votre santé, éventuelles remarques ou comportements problématiques.

Ce courrier n’a pas vocation à tout dire de votre intimité psychique, mais à signaler que vous êtes en situation de vulnérabilité et que vous demandez des mesures concrètes (entretien, aménagements, orientation vers le médecin du travail). En cas de contentieux ultérieur, ce document jouera un rôle clé pour démontrer que l’employeur a été informé et n’a pas réagi, ou qu’il a au contraire pris des mesures adaptées. C’est un peu comme mettre un “cran de sécurité” juridique sur une situation qui, jusqu’alors, se jouait uniquement à l’oral.

Invocation du droit à la déconnexion selon l’article L2242-17

La surcharge mentale et émotionnelle pendant la période d’essai est souvent alimentée par des sollicitations hors temps de travail : appels tardifs, messages le week‑end, mails à traiter d’urgence. L’article L2242‑17 du Code du travail consacre un droit à la déconnexion, qui doit être décliné dans les accords d’entreprise ou, à défaut, dans une charte. Même en période d’essai, vous n’êtes pas tenu de rester joignable en permanence.

Concrètement, vous pouvez rappeler à votre manager, de façon courtoise mais ferme, les plages horaires de travail convenues et indiquer que, pour des raisons de santé, vous avez besoin de coupures réelles. Par exemple : “Afin de préserver mon équilibre et ma capacité de concentration, je ne peux pas traiter de demandes après telle heure, sauf urgence avérée.” Cette mise au point, souvent redoutée, permet pourtant de réduire drastiquement le stress et la charge mentale, et elle est d’autant plus légitime si elle est soutenue par un avis médical ou une recommandation du médecin du travail.

Négociation d’un télétravail thérapeutique avec accord médical

Dans certains cas, continuer à travailler est souhaitable pour garder un rythme et un lien social, mais l’exposition quotidienne aux locaux de l’entreprise est trop coûteuse psychiquement. Une solution intermédiaire peut alors être le télétravail thérapeutique, mis en place avec l’accord conjoint du médecin traitant (ou du psychiatre) et du médecin du travail. Il ne s’agit pas d’un statut juridique spécifique, mais d’un aménagement individualisé, souvent temporaire.

Pour le mettre en place, la démarche type est la suivante : votre médecin mentionne dans un certificat que le travail à distance partiel ou total est recommandé pour une durée déterminée ; vous sollicitez ensuite une visite auprès du médecin du travail, qui évalue la compatibilité avec votre poste et émet des préconisations à l’employeur. C’est ensuite à ce dernier de valider l’organisation pratique (jours en télétravail, horaires, outils). Cette modalité peut, par exemple, vous permettre de limiter les trajets épuisants, d’éviter un open space bruyant ou de réduire les interactions sources d’anxiété, tout en poursuivant l’essai dans un cadre plus protecteur.

Demande de mutation interne ou modification du contrat de travail

Quand la dépression est principalement liée à une équipe, un manager ou un type de mission, la question d’une mutation interne peut se poser, même pendant la période d’essai. Cela suppose un dialogue ouvert avec les ressources humaines et, idéalement, un appui du médecin du travail qui peut recommander un changement d’affectation. La mutation reste à la discrétion de l’employeur, mais votre demande, si elle est argumentée et formalisée, peut ouvrir des pistes : autre service, autre site, autre périmètre de responsabilités.

Dans certains cas, c’est la nature même du contrat ou du poste qui doit être revue : passage d’un temps plein à un temps partiel thérapeutique après un arrêt prolongé, ajustement des objectifs, clarification de la fiche de poste. Une telle modification du contrat de travail doit se faire par écrit et avec votre accord. Vous avez le droit de refuser une modification substantielle, mais dans un contexte de dépression en période d’essai, il peut être stratégiquement préférable de négocier une solution transitoire plutôt que de rompre brutalement la relation de travail, sauf si votre santé est gravement menacée.

Recours juridiques et procédures contentieuses disponibles

Si, malgré vos démarches, l’employeur ignore votre situation, refuse tout aménagement ou rompt votre période d’essai dans un contexte manifestement lié à votre dépression, plusieurs recours juridiques sont envisageables. L’objectif n’est pas seulement d’obtenir une indemnisation, mais aussi de faire reconnaître que vos droits ont été bafoués.

Le premier niveau de recours consiste à saisir l’inspection du travail pour signaler une situation de discrimination, de harcèlement ou de manquement grave à la santé et la sécurité. Les agents de contrôle peuvent enquêter, rappeler l’employeur à ses obligations, voire dresser un procès-verbal. En parallèle, vous pouvez engager une procédure devant le conseil de prud’hommes pour contester la rupture de la période d’essai, en invoquant la discrimination liée à l’état de santé (article L1132‑1), le harcèlement moral ou le manquement à l’obligation de sécurité.

La saisine des prud’hommes se fait par requête écrite, souvent préparée avec l’aide d’un avocat ou d’un défenseur syndical. Vous devrez y exposer les faits, produire les pièces (certificats médicaux, mails, courriers recommandés, attestations) et chiffrer vos demandes : indemnités pour licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse, dommages et intérêts pour discrimination, rappel de salaire éventuel. Enfin, en cas de reconnaissance d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, vous pouvez, avec votre conseil, engager une action en faute inexcusable de l’employeur devant le pôle social du tribunal judiciaire, si l’entreprise avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n’a pas pris les mesures nécessaires.

Accompagnement psychologique et réseaux de soutien professionnels

Aucun recours juridique ne remplace un accompagnement psychologique solide. Faire face à une dépression pendant la période d’essai, c’est cumuler la fragilité psychique et la précarité professionnelle. Vous n’avez pas à porter cela seul. Plusieurs ressources existent pour vous soutenir à la fois sur le plan clinique et sur le plan professionnel.

Outre votre médecin traitant et, le cas échéant, un psychiatre, vous pouvez vous tourner vers des psychologues spécialisés dans la souffrance au travail, des centres médico-psychologiques (CMP) ou des dispositifs dédiés comme les consultations “souffrance et travail”. Certains employeurs proposent aussi des cellules d’écoute externes, des plateformes de soutien psychologique ou des séances de coaching prises en charge. Parler à un professionnel permet de mettre des mots sur ce que vous vivez, de différencier ce qui relève de la pathologie dépressive de ce qui est lié à l’organisation du travail, et de construire un projet de retour ou de reconversion réaliste.

Il est également précieux de ne pas vous couper des réseaux de soutien professionnels : représentants du personnel, délégués syndicaux, associations de défense des salariés, groupes d’entraide entre personnes en burn‑out ou en dépression. Ces acteurs peuvent vous aider à décrypter les pratiques managériales, à préparer vos entretiens, à rédiger des courriers ou à trouver un avocat compétent. En somme, ils jouent le rôle de “pare‑chocs” entre vous et l’institution, à un moment où vos ressources internes sont déjà très entamées.

Prévention des risques psychosociaux et responsabilité employeur selon l’article L4121-1

Au‑delà de la gestion individuelle de chaque cas de dépression pendant la période d’essai, la loi impose à l’employeur une responsabilité globale en matière de prévention. L’article L4121‑1 du Code du travail lui fait obligation de prendre “les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs”. Cette obligation de sécurité, qui a longtemps été interprétée comme une obligation de résultat, reste aujourd’hui une obligation de moyens renforcés.

Concrètement, cela signifie que l’entreprise doit évaluer les risques psychosociaux (RPS) liés à l’organisation du travail, les inscrire dans le document unique d’évaluation des risques, mettre en place des actions de prévention (formation des managers, dispositifs d’alerte, procédures anti‑harcèlement, amélioration de l’onboarding, clarification des objectifs en période d’essai). Un environnement où les périodes d’essai se soldent régulièrement par des burn‑out, des arrêts pour dépression ou des ruptures conflictuelles est un signal fort que quelque chose dysfonctionne dans l’organisation.

Pour vous, salarié en période d’essai, cette obligation se traduit par un droit légitime à un onboarding réaliste, à une charge de travail compatible avec votre niveau d’expérience, à un encadrement bienveillant et à la possibilité de poser vos limites sans être immédiatement sanctionné. Si l’employeur ne respecte pas ces principes et que votre santé mentale en pâtit, il engage sa responsabilité. Prendre soin de votre santé psychique n’est pas seulement un réflexe de survie individuelle : c’est aussi rappeler à l’entreprise que, même en période d’essai, elle ne dispose pas d’un “droit de vie ou de mort” sur votre équilibre mental et votre avenir professionnel.

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